Les conclusions de la commission Varinard sont conformes à la commande politique de la Garde des Sceaux. Nos pires hypothèses se confirment : premier acte de délinquance géré par les Maires et les conseils locaux de sécurité, incarcération possible dès 12 ans, garde à vue et contrôle judiciaire dés cet age, retenue de 6 heures possible avant douze ans, création d’une mesure de sanction éducative permettant l’incarcération de week-end, création d’un tribunal correctionnel proche de celui des majeurs pour les 16-18 ans récidivistes, suppression des mesures éducatives au pénal et généralisation des obligations probatoires, accélération des investigations et des procédures pénales. Les 70 propositions de la commission remettent en cause la spécificité de la Justice des Mineurs (primauté des réponses éducatives, spécialisations des juridictions, atténuation des peines). Si elles étaient retenues par le gouvernement elles conduiraient à une inversion d’approche de l’enfance et nous renverrais à la société de l’ancien régime où la notion même d’enfance et d’éducation n’était pas concevable. Si cette logique réactionnaire et sécuritaire prévalait l’institution d’éducation de la PJJ verrait ses missions totalement bouleversées pour aboutir à une administration de gestions des peines et de suivi des mesures de probation, pendant mineur des services de probation de l’administration pénitentiaire. Les savoirs faire des professionnels seraient invalidés et oubliés. Pour les professionnels du service public d’éducation de la PJJ cela n’est pas acceptable ! Nous exigeons du gouvernement qu’il ne suive pas les propositions Varinard