Paris, le 5 octobre 2011
Le gouvernement a élaboré un plan de rigueur qui fait payer la crise aux plus défavorisés, à tous les salariés au lieu de taxer les richesses et les hauts revenus. Cette politique est dans la droite ligne de celle appliquée au niveau européen et qui cible particulièrement le peuple de Grèce mais voudrait toucher également ceux d’Italie, du Portugal, d’Espagne après avoir attaqué le peuple islandais. Ce sont maintenant les travailleurs de France, d’Angleterre ou d’Allemagne qui sont visés. Le présupposé de l’importance de la dette des Etats, opportunément mise en avant, ne peut servir de justificatif aux mesures envisagées. Celles-ci vont entraîner du chômage supplémentaire (alors qu’il n’a cessé d’augmenter depuis 5 ans) et de la précarité. Les services publics vont être la première cible des attaques alors qu’ils ont connus plus de 130000 suppressions de postes et que les fonctionnaires voient leur salaire gelé depuis 2 ans.
La riposte des organisations syndicales françaises face au gouvernement SARKOZY aurait du être à la hauteur des enjeux de la crise. La FSU a porté au sein de l’intersyndicale public/privé la nécessité d’une grève unitaire comme premier pas d’une mobilisation généralisée. Elle a fait de même dans l’intersyndicale Fonction Publique. Dans les deux cas, cela n’a pas été l’option retenue par les intersyndicales : celles-ci appellent pour le 11 octobre à une journée d’action dont les modalités sont à déterminer localement dans l’unité, et pouvant aller jusqu’à la grève quand les conditions sont réunies.
Le SNPES-PJJ/FSU est conscient qu’une mobilisation d’ampleur ne se décrète pas uniquement à partir d’une décision nationale. Il considère néanmoins nécessaire de construire un mouvement pouvant répondre aux attaques portées par le système libéral et les gouvernements à son service qui n’hésitent pas à verser des milliards aux banques à l’origine des spéculations. Dans cette optique, le SNPES-PJJ fera tout pour permettre la construction d’une telle mobilisation la plus unitaire possible dans la durée.
En ce sens, le SNPES-PJJ appelle l’ensemble des sections à se rapprocher des autres organisations syndicales existantes localement, pour donner à cette journée l’ampleur la plus grande possible : appui aux décisions d’appel à la grève locale, participation active aux manifestations et aux rassemblements… Il appelle également à porter le débat de la construction d’un mouvement sur le long terme.
La FSU et le SNPES-PJJ déposeront un préavis de grève pour permettre toutes les formes d’action.
FAISONS DU 11 OCTOBRE UNE JOURNEE DE LUTTE CONTRE LES POLITIQUES D’AUSTERITE ! PARTICIPONS AUX ACTIONS LOCALES ! CONSTRUISONS UN MOUVEMENT D’AMPLEUR !